Isolation phonique en Franche-Comté
Entre les immeubles collectifs de l'agglomération bisontine, les cités ouvrières du pays de Montbéliard et les maisons de pierre calcaire des vallées du Doubs et du Jura, les situations acoustiques rencontrées en Franche-Comté n'ont presque rien de commun. Un même mot, isolation, recouvre ici des chantiers très différents, parce que le bruit de pas, la voix du voisin et le grondement de l'autoroute A36 ne se corrigent ni par les mêmes matériaux, ni sur les mêmes parois.
Bruits de choc entre étages, le premier motif d'appel
Dans les immeubles construits entre les années cinquante et soixante-dix, très présents à Besançon, à Belfort et à Montbéliard, la dalle béton nue transmet les chocs sans amortissement. Le talon, la chaise que l'on déplace, la machine à laver en essorage produisent une vibration qui se propage dans toute la structure. On la mesure par L'nT,w, un indice que l'on cherche le plus bas possible.
Le traitement se fait par le sol du logement supérieur, jamais par le plafond de celui du dessous. Une chape flottante coulée sur sous-couche résiliente, mousse polyéthylène réticulée, laine de roche haute densité ou liège, apporte un ΔLw de 18 à 25 dB. La condition est stricte : la chape ne touche ni les murs, ni les canalisations, ni les fourreaux électriques, et la bande périphérique de désolidarisation remonte au-dessus du niveau fini avant d'être arasée. Un seul point de contact rigide suffit à ramener le résultat à presque rien. Quand le logement du dessus est inaccessible, il reste le plafond suspendu sur suspentes antivibratiles avec laine minérale en plénum, moins efficace mais souvent le seul recours.
Murs séparatifs et cloisons intérieures
Ce que le doublage collé ne fait pas
Beaucoup de logements franc-comtois ont reçu, lors des campagnes d'économie d'énergie, un doublage collé en plaque de plâtre sur polystyrène. Ce complexe se comporte en système masse-ressort-masse avec un ressort trop raide : sa fréquence de résonance tombe au milieu du spectre utile, et la paroi peut sonner moins bien qu'avant travaux. Ajouter de l'isolant thermique n'améliore donc pas mécaniquement l'acoustique.
La contre-cloison désolidarisée
La bonne réponse consiste à monter une ossature métallique indépendante, posée sur bande résiliente, fixée par appuis souples et non par vissage traversant, remplie de laine minérale semi-rigide jamais comprimée, puis fermée par deux plaques de plâtre à joints décalés. Sur un mur de refend en parpaing ou en brique, ce dispositif fait gagner 15 à 20 dB. Plus la lame d'air est épaisse, plus la fréquence de résonance descend et plus la performance démarre bas dans le spectre, là où se logent la musique et les basses de téléviseur. Pour une cloison neuve, une double ossature de 48 ou 70 mm avec double parement de chaque côté atteint 45 à 55 dB.
Isolement de façade le long de l'A36 et des voies ferrées
Le sillon qui relie Belfort, Montbéliard, Besançon et Dole concentre l'autoroute, la ligne classique et la LGV Rhin-Rhône. Les logements riverains subissent un bruit à forte composante grave, celui que traduit le terme d'adaptation Ctr. Un châssis affiché à 40 dB en Rw peut ne valoir que 33 dB une fois ce correctif appliqué, ce qui explique bien des déceptions après remplacement de fenêtres.
Le gain réel passe par un vitrage asymétrique de type 10/12/4 ou un feuilleté acoustique 44.2, une menuiserie posée avec calfeutrement continu, un coffre de volet roulant repris par un habillage lesté et des entrées d'air acoustiques à chicane. Sur les façades de logements collectifs, un bardage rapporté ventilé sur laine minérale semi-rigide ajoute masse et lame d'air devant la maçonnerie, avec un effet réel sur l'isolement de façade en plus du bénéfice thermique.
Le bâti ancien en pierre de Besançon, Dole et Vesoul
Les murs épais des centres anciens présentent une masse surfacique élevée, donc une bonne isolation aux bruits aériens par simple effet de loi de masse. Le problème vient rarement du mur, mais des planchers bois sur solives, des cages d'escalier communes et des menuiseries anciennes. Sur un solivage, la solution combine un lestage en sable sec ou en granulat entre les solives, un platelage flottant sur plots résilients et, si la hauteur sous plafond le permet, un plafond suspendu désolidarisé. Le gain reste borné par la souplesse du plancher, ce qu'il faut annoncer avant travaux.
Lire correctement les valeurs d'un devis
Rw décrit la performance en laboratoire, C et Ctr adaptent cette valeur aux bruits intérieurs et au trafic. Sur ouvrage terminé, ce sont DnT,A et DnT,A,tr qui comptent, mesurés entre deux locaux réels avec toutes leurs jonctions. Le coefficient αw, souvent mis en avant sur les panneaux décoratifs, ne concerne que l'absorption et la réverbération dans la pièce : il ne dit rien de ce que perçoit le voisin. Un devis qui ne parle que d'absorption pour traiter un mitoyen se trompe d'objectif.
Détails qui font perdre le bénéfice
L'étanchéité à l'air acoustique conditionne le résultat final. Les parements se calfeutrent au mastic souple en pied et en tête, les boîtiers électriques se décalent d'au moins 40 cm et se posent en version étanche, les gaines et les faux plafonds continus se recoupent. Sans cela, les transmissions latérales contournent la paroi traitée par le plancher, la façade ou le plafond, et l'écart entre l'indice du produit et la mesure sur site atteint facilement 10 dB.
Cadre réglementaire
La nouvelle réglementation acoustique, arrêté du 30 juin 1999, s'applique aux logements neufs : 53 dB de DnT,A entre deux logements, 58 dB depuis une circulation commune avec porte palière, L'nT,w inférieur ou égal à 58 dB, et isolement de façade d'au moins 30 dB en DnT,A,tr, valeur relevée selon le classement sonore des infrastructures arrêté par le préfet. Les opérations dépassant dix logements donnent lieu à une attestation acoustique de fin de chantier fondée sur des mesures. La rénovation échappe à ces seuils, ce qui rend d'autant plus utile de les inscrire comme objectif au marché.
Prix pratiqués en Franche-Comté
Une contre-cloison acoustique désolidarisée se négocie entre 60 et 100 euros du mètre carré posé, une cloison à double ossature de 90 à 140 euros. Une chape flottante sur sous-couche résiliente revient de 45 à 80 euros, un plafond suspendu antivibratile de 55 à 90 euros. Une baie équipée d'un vitrage feuilleté acoustique se compte de 600 à 1 200 euros. Un appartement traité sur plusieurs parois se situe généralement entre 4 000 et 12 000 euros.
Sélection d'entreprises pour l'isolation phonique en Franche-Comté
FRANCHE COMTE ISOLATION, installée à Thise près de Besançon, réalise des travaux d'isolation du bâtiment. Le remplissage d'ossature en laine minérale et la pose de doublages constituent la base technique d'un traitement acoustique de murs et de rampants.
FC2I-FRANCHE-COMTE ISOLATION ET IMPERMEABILISATION, à Besançon, intervient sur l'entretien et la rénovation des façades. Ces travaux d'enveloppe agissent sur l'isolement aux bruits extérieurs, en ajoutant de la masse et une lame d'air devant la maçonnerie existante.
SOLUTION ISOLATION, à Pusey en Haute-Saône, exerce dans les travaux d'isolation des bâtiments. Ses interventions couvrent les parois où l'épaisseur d'isolant fibreux mise en oeuvre joue directement sur l'amortissement des sons transmis.
HIGS, basée à Dole, travaille l'isolation appliquée au bâtiment. Le secteur jurassien où elle intervient compte beaucoup de logements anciens dont les planchers et les cloisons légères se prêtent à une reprise acoustique.
ISOLE PLUS ENERGIES, à Besançon, réalise des travaux d'isolation et distribue des matériaux de second oeuvre et des équipements thermiques. Cette double activité facilite le choix des composants adaptés, laines semi-rigides, sous-couches résilientes et suspentes antivibratiles.
Zones couvertes
Les interventions concernent Besançon, Montbéliard, Audincourt, Pontarlier et Morteau dans le Doubs, Belfort, Valdoie et Delle dans le Territoire de Belfort, Vesoul, Lure et Héricourt en Haute-Saône, ainsi que Dole, Lons-le-Saunier, Champagnole et Saint-Claude dans le Jura.
