Isolation phonique à Lyon et dans la métropole
À Lyon, l'acoustique est d'abord une affaire de copropriété. Les immeubles de canuts de la Croix-Rousse et les immeubles bourgeois de la Presqu'île reposent sur des planchers bois qui transmettent le pas d'un étage à l'autre. Les ensembles des années soixante de Vénissieux, de Vaulx-en-Velin ou de La Duchère posent le problème inverse, avec des dalles minces et des séparatifs trop légers. À Villeurbanne comme à Villefranche-sur-Saône, la remise en location fait ressortir chaque défaut du bâti dès que le parquet remplace la moquette.
Le parquet de l'étage du dessus, litige lyonnais classique
Un plancher bois ancien recouvert d'un parquet posé sans sous-couche performante transmet les chocs presque intégralement. La correction se fait par le haut, jamais par le plafond de la victime : sous-couche résiliente sous le revêtement, mousse polyéthylène réticulée, liège ou laine de roche haute densité, le ΔLw annoncé étant un gain et non une performance finale. Beaucoup de règlements de copropriété imposent d'ailleurs un ΔLw minimal lors du remplacement d'un sol souple par un sol dur.
Pour un traitement complet, on ajoute un lestage sur sable sec ou granulat entre solives, un platelage flottant sur plots résilients et, par le dessous, un plafond suspendu sur suspentes antivibratiles avec laine minérale en plénum. La chape ou le platelage ne doit toucher ni les murs, ni les canalisations, ni les fourreaux, la bande périphérique remontant au-dessus du niveau fini avant recoupe. La performance atteinte se lit en L'nT,w, valeur d'autant meilleure qu'elle est basse.
Bruits de voisinage et rez-de-chaussée d'activité
Le Vieux Lyon, la Guillotière et les pentes de la Croix-Rousse comptent beaucoup d'immeubles dont le rez-de-chaussée abrite un commerce, un bar ou un atelier. Le bruit de voisinage s'apprécie en émergence, cinq décibels le jour et trois la nuit au-dessus du bruit de fond, tandis qu'un local musical exige un isolement bien supérieur à celui d'un séparatif de logement, obtenu par boîte dans la boîte : plancher flottant sur plots, parois doublées indépendantes, plafond suspendu désolidarisé et ventilations traitées par pièges à son. Traiter le plafond seul ne donne rien quand la structure entière vibre.
Ce que disent les indices
Le Rw décrit une paroi isolée, mesurée en laboratoire, et se complète par les termes d'adaptation C et Ctr. Rw + C vaut pour les bruits intérieurs, voix, musique aiguë, téléviseur ; Rw + Ctr vaut pour le trafic, riche en basses fréquences, donc pour tout ce qui vient du périphérique ou de l'autoroute. Sur un logement livré, les grandeurs contractuelles sont le DnT,A entre locaux, le DnT,A,tr pour la façade et le L'nT,w pour les chocs. Le coefficient αw, lui, ne concerne que l'absorption dans la pièce et donc la réverbération, jamais la transmission vers le voisin.
Séparatifs verticaux
Un refend de pierre ou de brique lyonnais possède déjà de la masse, mais la loi de masse est peu généreuse : doubler l'épaisseur ne rapporte qu'environ six décibels. Le gain vient du système masse-ressort-masse, c'est-à-dire d'une contre-cloison désolidarisée sur ossature avec appuis souples, laine minérale semi-rigide de 45 mm au moins posée sans compression, et double parement en plaque de plâtre. La lame d'air fixe la fréquence de résonance de l'ensemble, qu'il faut faire descendre sous le spectre gênant en épaississant le vide. Un doublage collé en plaque sur polystyrène produit l'effet contraire, avec un ressort trop raide qui dégrade parfois le mur nu.
Le détail décide de tout. L'ossature repose sur bande résiliente, aucune vis ne traverse vers le mur support, le parement s'arrête à quelques millimètres du sol et du plafond et l'espace est repris au mastic acrylique souple. Les boîtiers électriques se décalent d'au moins 40 cm en version étanche, faute de quoi l'étanchéité à l'air acoustique est rompue là où elle compte le plus.
Façades exposées au trafic
L'A6 et l'A7 pénètrent au cœur de l'agglomération, le boulevard périphérique Laurent Bonnevay ceinture l'est lyonnais, la ligne à grande vitesse et les faisceaux ferroviaires de la Part-Dieu et de Perrache traversent la ville, et l'aéroport Lyon Saint-Exupéry dispose d'un plan d'exposition au bruit. Le classement sonore des infrastructures, arrêté par le préfet du Rhône, délimite des secteurs affectés par le bruit et impose un isolement de façade d'au moins 30 dB en DnT,A,tr, relevé selon la catégorie de la voie.
Sur ces façades, la menuiserie fait la différence. Un double vitrage 4/16/4 plafonne vers 30 dB parce que ses deux verres vibrent ensemble ; un vitrage asymétrique 10/12/4 ou un feuilleté acoustique 44.2 monte à 38 ou 40 dB. Le coffre de volet roulant reçoit un kit d'isolation intérieure, les entrées d'air sont remplacées par des modèles acoustiques à chicane, et toute traversée de gaine est calfeutrée avec un manchon souple. Sur les immeubles anciens protégés, où la fenêtre ne peut être changée, la double fenêtre avec un vide de 100 mm reste la solution la plus efficace.
Transmissions latérales en immeuble collectif
Dans un immeuble ancien, le son circule par la structure bien plus que par la paroi visible : solives filantes d'un appartement à l'autre, gaines techniques communes, conduits de cheminée désaffectés, faux plafonds continus. C'est ce qui explique qu'une cloison annoncée à 55 dB donne 45 dB une fois mesurée en DnT,A, et pourquoi le repérage de ces chemins conditionne l'efficacité du budget engagé.
Réglementation applicable
Le neuf relève de la nouvelle réglementation acoustique, arrêté du 30 juin 1999 : 53 dB de DnT,A entre logements, 58 dB depuis une circulation commune avec porte palière, L'nT,w inférieur ou égal à 58 dB pour les bruits de choc, isolement de façade minimal de 30 dB en DnT,A,tr selon le classement sonore. Au-delà de dix logements, le maître d'ouvrage doit fournir à l'achèvement une attestation acoustique établie à partir de mesures in situ. En rénovation de copropriété, aucun seuil ne s'impose, mais le règlement de l'immeuble et ces valeurs de référence servent de base solide en cas de litige.
Prix constatés dans la métropole
Une contre-cloison acoustique désolidarisée se situe entre 60 et 100 euros du mètre carré posé, une cloison séparative à double ossature entre 90 et 140 euros, une chape flottante sur sous-couche entre 45 et 80 euros et un plafond suspendu antivibratile entre 55 et 90 euros. Le traitement complet d'un appartement lyonnais ancien tourne le plus souvent entre 6 000 et 18 000 euros, l'accès en étage sans ascenseur pesant sur la main d'œuvre.
Sélection d'entreprises pour l'isolation phonique de l'agglomération lyonnaise
SOGEBAT, à Lyon, projette de la mousse polyuréthane sur murs, combles, planchers et toitures, en maison comme en immeuble. La technique agit surtout sur l'étanchéité à l'air : en supprimant les fuites d'un plancher bas ou d'un rampant, elle ferme les passages directs que le bruit emprunte avant même de traverser la paroi.
K-LITE Énergie, à Lyon, réalise de l'isolation par l'extérieur ainsi que des combles, des murs et des planchers bas, en polystyrène graphité, laine de roche et fibre de bois. Le choix du matériau pèse en acoustique : laine de roche et fibre de bois, fibreuses et denses, se comportent en ressort amorti là où le polystyrène reste raide.
Harmoniso, à Lyon, intervient sur les combles, les murs et les sous-sols, avec des prestations liées à la ventilation et à la rénovation énergétique. Reprendre la ventilation en même temps que l'isolation évite l'écueil habituel, une façade renforcée mais percée d'entrées d'air non acoustiques.
Romain Isolation, installée à Lyon, travaille pour les particuliers comme pour les professionnels, en maison individuelle et en appartement, et mentionne des travaux d'isolation acoustique et coupe-feu. La double contrainte acoustique et feu se rencontre précisément dans les gaines techniques et les circulations communes des immeubles lyonnais.
Isolalyon, dans le 8e arrondissement, associe menuiserie et isolation intérieure, avec les combles, les rampants, les cloisons et les faux plafonds. Ce sont les ouvrages de la désolidarisation : ossature sur bande résiliente, suspentes antivibratiles et parements décalés.
Zones couvertes
Les chantiers concernent Lyon et ses neuf arrondissements, Villeurbanne, Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Bron, Saint-Priest, Caluire-et-Cuire, Oullins, Saint-Fons et Décines, ainsi que Villefranche-sur-Saône et le nord du département.
