Isolation phonique dans le Var

Peu de départements cumulent autant de sources sonores différentes. L'A50 et l'A57 pénètrent jusqu'au coeur de Toulon, la ligne ferroviaire Marseille Vintimille longe les quartiers denses de La Seyne-sur-Mer, de Saint-Raphaël et de Fréjus, la rade abrite un arsenal et des rotations de ferries, l'aéroport de Toulon-Hyères et la base aéronavale ajoutent leurs trajectoires, et la fréquentation estivale transforme les fronts de mer de Sainte-Maxime, de Hyères ou de Saint-Tropez en nuisance de nuit. Le parc bâti n'aide pas : beaucoup de logements varois datent des années 1960 à 1980, parpaing creux et plancher béton mince.

Commencer par identifier la source, pas par acheter un matériau

Un bruit de trafic autoroutier, un passage de train, un voisin qui marche à l'étage et une pompe à chaleur ne se traitent pas avec les mêmes réponses. Le classement sonore des infrastructures, arrêté par le préfet du Var, indique déjà si une adresse se trouve dans une bande affectée par l'A57, l'A8, la RN98 ou la voie ferrée littorale. Un désordre venu du logement mitoyen oriente au contraire vers la paroi séparative, et un claquement de talon vers le plancher. Traiter la mauvaise paroi reste l'erreur la plus coûteuse dans ce type de chantier.

Les indices que l'on retrouve sur les devis

L'affaiblissement d'un produit se note Rw, accompagné des termes d'adaptation C et Ctr. Rw + C décrit les bruits intérieurs, conversations et télévision. Rw + Ctr décrit les bruits de circulation, chargés en basses fréquences : c'est la valeur pertinente le long de l'A57 ou de la voie ferrée, et elle est souvent inférieure de 5 à 8 décibels au Rw affiché.

Une fois le chantier terminé, la mesure porte sur DnT,A entre pièces, sur DnT,A,tr pour un bruit extérieur et sur L'nT,w pour les bruits de choc, cette dernière valeur devant rester basse. L'absorption d'un revêtement, notée αw, ne concerne que la réverbération dans la pièce traitée : poser un panneau absorbant sur un mur mitoyen ne change rien à ce que l'on entend du voisin.

Façades et menuiseries, la priorité varoise

Sur les axes urbains toulonnais, à Fréjus le long de la RN7 ou aux abords de la gare de Saint-Raphaël, la fenêtre concentre presque tout le problème. Un double vitrage 4/16/4 courant plafonne autour de 30 décibels. Un vitrage asymétrique 10/12/4 ou un feuilleté acoustique 44.2 atteint 38 à 40 décibels, à condition que le dormant soit étanche et calfeutré au mastic sur tout son périmètre. Le coffre de volet roulant reste le point faible oublié : un caisson non traité annule une bonne part du gain obtenu sur le châssis. Les entrées d'air hygroréglables doivent être remplacées par des modèles acoustiques à chicane, jamais bouchées, sous peine de créer un problème d'humidité dans un climat déjà propice à la condensation nocturne.

Murs séparatifs et cloisons intérieures

La contre-cloison désolidarisée sur ossature reste la réponse de référence sur un mitoyen. Le principe est celui du système masse-ressort-masse : deux parements lourds, une lame d'air garnie de laine minérale semi-rigide de 45 millimètres au minimum, jamais tassée, et surtout aucun contact rigide avec le support. L'ossature repose sur bande résiliente, les appuis sont souples, le parement s'arrête à quelques millimètres du sol et du plafond, l'espace étant refermé au mastic acrylique. Sur du parpaing creux varois, ce dispositif apporte couramment 15 à 20 décibels. Un doublage collé en plaque de plâtre sur polystyrène produit l'effet inverse : sa fréquence de résonance tombe en plein dans le spectre utile et la paroi peut perdre en performance.

Pour les cloisons de distribution, une ossature de 70 millimètres avec double parement sur chaque face, joints décalés et laine de 15 à 25 kilogrammes par mètre cube, se situe entre 45 et 55 décibels. Les boîtiers électriques ne se placent jamais dos à dos mais décalés d'au moins 40 centimètres, en version étanche à l'air.

Planchers, terrasses et résidences de bord de mer

Le bruit de pas se corrige par le sol de l'émetteur, pas par le plafond du récepteur. Une chape flottante sur sous-couche résiliente, mousse réticulée, laine de roche haute densité ou liège, apporte un ΔLw de 18 à 25 décibels. La chape ne doit toucher ni les murs, ni les canalisations, ni les fourreaux, et la bande périphérique se recoupe seulement après pose du revêtement. Dans les copropriétés balnéaires louées à la semaine, une part des plaintes vient d'un carrelage reposé sans sous-couche lors d'une rénovation, situation qui engage la responsabilité du propriétaire lorsque le règlement impose de conserver la performance d'origine.

Le cas particulier des équipements techniques

La climatisation est généralisée dans le Var, et les unités extérieures posées en façade ou en toiture-terrasse deviennent une cause fréquente de conflit de voisinage. La solution est mécanique avant d'être acoustique : plots antivibratiles sous le châssis, désolidarisation des fixations murales, manchons souples sur les liaisons, et si nécessaire un écran acoustique lesté avec dégagement suffisant pour ne pas étrangler l'échange thermique. Les mêmes règles valent pour les pompes à chaleur, les piscines et les VMC collectives.

Transmissions latérales

Une paroi parfaitement traitée ne suffit jamais si le son contourne par le plancher, la façade ou un faux plafond continu. Ces transmissions latérales expliquent l'écart habituel entre l'indice annoncé par le fabricant et la valeur relevée sur place. Gaines techniques verticales, trémies de VMC et coffres de canalisation en sont les chemins privilégiés dans le collectif toulonnais, et leur repérage précède utilement tout achat de matériaux.

Ce que dit la réglementation

Le neuf relève de l'arrêté du 30 juin 1999 : 53 décibels de DnT,A entre logements, 58 décibels depuis une circulation commune, L'nT,w limité à 58 décibels, et un isolement de façade d'au moins 30 dB en DnT,A,tr, renforcé dans les secteurs classés bruyants. Depuis 2013, les opérations de plus de dix logements donnent lieu à une attestation acoustique de fin de chantier. La rénovation n'impose aucun seuil, mais reprendre ces valeurs comme objectif contractuel cadre utilement un devis.

Budgets constatés dans le 83

Une contre-cloison acoustique désolidarisée se situe entre 60 et 100 euros du mètre carré posé. Une cloison séparative à double ossature va de 90 à 140 euros. Une chape flottante sur sous-couche revient de 45 à 80 euros selon l'épaisseur et le ΔLw recherché, un plafond suspendu sur suspentes antivibratiles de 55 à 90 euros. Sur un logement complet, un traitement sérieux se situe le plus souvent entre 5 000 et 15 000 euros.

Sélection d'entreprises pour l'isolation phonique dans le Var

SOC INDUSTRIELLE ISOLATION ET CALORIFUGE, à Tourves, travaille l'isolation et le calorifuge. Ce savoir-faire, appliqué aux réseaux et aux équipements techniques, sert directement le traitement des bruits d'installation dans les bâtiments collectifs et tertiaires.

ENTREPRISE VAROISE D ETANCHEITE ET ISOLATION, établie à La Farlède, annonce l'isolation phonique parmi ses activités, aux côtés de l'étanchéité, de la peinture et des revêtements de sols. La pose de sous-couches résilientes sous revêtement relève de ce périmètre.

R.I.C. VAR RENOVATION ISOLATION CLOISONS DU VAR, installée à Six-Fours-les-Plages, exerce la plâtrerie et le cloisonnement. C'est le métier qui porte les contre-cloisons désolidarisées, les doublages sur ossature et les plafonds suspendus, coeur du traitement des bruits aériens.

SOLUTION BARDAGE ETANCHEITE, basée à Toulon, intervient en bardage, couverture, étanchéité et isolation. Un bardage rapporté ventilé ajoute de la masse et une lame d'air devant la maçonnerie, ce qui améliore l'isolement de façade face aux bruits de trafic.

Zones couvertes

Les demandes proviennent de Toulon et de son agglomération, de La Seyne-sur-Mer, Hyères, La Garde, La Valette-du-Var, La Crau, Six-Fours-les-Plages, Draguignan, Brignoles, Fréjus et Saint-Raphaël, ainsi que des communes du littoral et de l'arrière-pays varois.